Charles Morice

 

 

La littérature de tout à l'heure

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De ce que je disais, à propos de M. Villiers de l'Isle-Adam, je retiens beaucoup pour parler de M. Paul Verlaine, avec cette fondamentale différence que le langage du premier est la Prose, et le langage du second, le Vers. Mais "en nul poëte plus sûrement qu'en celui-ci ne confluent les deux grands courants qui de Gœthe et de Chateaubriand à nous emportent dans leur flot l'art mo[233]derne tout entier. Parfois ces deux courants semblent se séparer – jamais pour longtemps: il y a du mysticisme dans les Fêtes Galantes, il y a du sensualisme dans Sagesse. Et c'est en l'union même de ces deux inspirations que consiste la modernité de Verlaine. Les efforts contradictoires de sa vie – vers la pureté et vers le plaisir – se coalisent en l'effort de sa pensée, quand sonne l'heure de lui donner la forme artistique, avec une intensité qui le met à part de tous les Modernes (à ce point de vue) et qu'il doit sans doute à sa naïve énergie de vivre 1." Pour lui, point de Fiction jamais, sans cesse les éléments d'éternité de la Vie elle-même. – "Parce que l'homme, en Verlaine, est une exaltation, une exaspération de l'homme moderne, il a pu, sans consulter d'autres documents que ceux de sa propre destinée, accomplir le monument d'une œuvre personnelle à nous tous et qui, le héros disparu, ira s'objectivant de plus en plus et laissera l'écho du plus profond gémissement de la moderne âme humaine. Mais il lui a fallu toute cette intensité précisément et toute cette simplicité pour parvenir sûrement à cette belle fin. N'ayant que ses passions pour matière de son art, plus factice et plus lâche il n'eût, comme la plupart de nos poëtes français, accumulé que des ruines, sans unité d'ensemble: son instinct vital l'a sauvé, l'Instinct triomphant qui n'a [234] pas seulement soumis l'intelligence, mais qui, par un miracle, se l'est assimilée, se spiritualisant vers elle, la matérialisant vers lui, réalisant (au sens étymologique du mot) l'Idéal, et puis, pour le conquérir, s'ingéniant, sans laisser jamais l'imagination se prendre à d'autres mirages que ceux de la vie elle-même, tels qu'ils sont peints par le hasard sur le rideau de nos désirs. Contre cette loi le poëte n'est pas sans s'être rebellé, mais, en somme, il la subit et le drame de sa vie lui a fait la douloureuse atmosphère nécessaire au drame de son œuvre, – le simple duel du rêve et de la vie, de l'esprit et de la chair. Comment le vivant champ-clos de ce duel souffre ou jouit des successives victoires des deux adversaires, – c'est-à-dire quelle est la vérité profonde des sensations modernes, de quelle sorte le mysticisme et le sensualisme se partagent, en ce temps, les âmes que les horizons de la pure pensée n'ont pas définitivement conquises: questions auxquelles aura répondu seul Paul Verlaine 1." – Comme chez M. Villiers de l'Isle-Adam en des contes tels qu'Akédysséril, il faudrait noter l'influence wagnérienne chez M. Verlaine en des poëmes comme Crimen amoris. Par ses étonnantes Romances sans Paroles il a brisé les liens par trop étroits où le Parnasse avait enchainé le Vers. Le principe de cette grande révolution était dans Sainte-Beuve, [235] mais avec quelle timidité, avec quels stérilisants scrupules procédait Sainte-Beuve et comme il oubliait d'effacer les traces de son procédé! Chez M. Verlaine, aucune de ces macules du travail: la Poésie bat des ailes et s'enchante. "Elle pourrait désigner Verlaine, cette observation de M. Taine: "La forme semble s'anéantir et disparaître; j'ose dire que c'est le grand trait de la poésie moderne." Et c'est, qu'on y prenne garde, par la bonhomie de son génie, par la suprême sincérité de sa simplicité que Verlaine fait de son vers cette chose envolée... éparse au vent... sans rien qui pèse ou qui pose.. cette chose d'art où la forme, en effet, s'efface pour laisser triompher, dans les harmonies et les nuances de leur profonde réalité, comme au-delà, presque en dépit du langage, les sentiments ou les sensations suggérés avec toute cette force enveloppée de douceur. Par ainsi fonde-t-il la distinction réelle des vers et de la prose; ceux-ci étant d'essentielle synthèse, la synthèse musicale et picturale de l'objet à suggérer, tandis que celle-là, analytique, sauf des cas, qu'elle soit symbolique ou directe, décompose l'objet en ses éléments constitutifs. – Pour Verlaine le Vers demeure le Vers, l'être intangible et frémissant dont il avait appris de maîtres forgerons, Leconte de Lisle et Banville, et Baudelaire lui-même, à forger l'armure, et quelques-uns des plus célèbres alexandrins qu'on citera dans [236] vingt ans seront de Sagesse. Mais bien plus hardiment que Sainte-Beuve, dans le même but et avec un plus profond sens de modernité, il l'assouplit, le détaille, ce vers, quand il faut, selon les nuances de sentiment à rendre et selon de logiques lois nouvelles, – chez lui seul logiques. L'enjambement devient nécessaire et très harmonieux, secondaire toutefois avec les multiples déplacements de la césure, les allitérations notant et scandant le nombre, les assonances troublant délicieusement le vers de mineurs échos où l'éclat majeur, l'éclat de cor de la rime perd de sa brutale importance, avec aussi l'emploi de ces rhythmes boiteux dont la symétrique absence de symétrie est une harmonie de plus dans tout ce très artistique désordre. – De tels moyens mis en œuvre, avec le tact infaillible d'un Maître, permirent à Verlaine d'accomplir l'œuvre qui tentait Sainte-Beuve, mais à laquelle, faute de ces moyens ou faute de ce tact, il renonça de bonne heure, poëte mort jeune. – Plus tard on admirera les vers de Verlaine comme ces toiles des vieux maîtres, où l'on s'étonne de trouver conduites à leurs expressions dernières les découvertes d'hier, les inventions de demain. Comme eux il a pénétré tout droit, avec cette naïve intuition où la science totale salue son égale, jusqu'aux essences réelles des choses 1."

[237] MM. Villiers de l'Isle-Adam, Huysmans, Mme Judith Gautier n'ont que la prose. M. Verlaine est un prosateur très exquis, mais enfin le vers est sa langue naturelle, celle à laquelle il a commis ses seules importantes entreprises artistiques. – Un Poëte eut la prose et les vers: M. Arthur Rimbaud. Il a, comme dit admirablement M. Verlaine 1, à qui nous devons de le connaître: "L'empire de la force splendide." Le Bateau Ivre et Les Premières Communions 2, sont, dans des genres très différents, des miracles sans pairs. Science absolue des secrets du Vers, musique et peinture, métaphysique profonde et vie intense, il a tout. – Brusquement, il parut renoncer aux vers pour écrire, en prose, de magnifiques fragments: Les Illuminations, Une Saison en Enfer. Mais sa prose a trop les qualités de ses vers: ce sont des vers encore, cette prose, vers de toutes mesures, et qui ne riment pas, et qui vont plus loin que les vers rimés qu'ils semblent appeler, prose et vers qui ne songent pas encore à se prêter à l'alliance nécessaire, à la combinaison d'un commun effort pour un total effet.

[238] – Cet effort, M. Stéphane Mallarmé le tente. De l'œuvre d'un poëte, comme il l'a dit lui-même, "exclu de toute participation aux déploiements de beauté officiels", je n'ai pas à divulguer les secrets. Le fait-même que cette œuvre soit encore inconnue – car il ne faut pas considérer comme "œuvre" de ce poëte les pourtant admirables poëmes en vers et en prose qu'il a çà et là publiés, simples cartons d'attente, dans les recueils et les revues – semblerait interdire d'adjoindre le nom de M. Mallarmé aux noms de ceux qui nous ont donné des livres. Je laisse bruire, sans y répondre, la critique vulgaire et j'observe: que, sans nous avoir donné "des livres", M. Mallarmé est – autant qu'un tel mot puisse être compris en de tels jours! – célèbre. Célébrité, naturellement, qui ne s'est pas faite sans exciter dans les petits et grands journaux des rires, ceux de la sottise, sans offrir à la sottise publique et privée, officielle et majestueuse ou officieuse et besogneuse, l'occasion tôt saisie d'étaler ses turpitudes qu'irrite l'approche d'une merveille nouvelle; – bruit qui va, toutefois, s'apaisant dans un demi murmure hésitant d'étonnement ou de respect: et ce fait est significatif que les journalistes jeunes, qui ne valent plus ni moins que leurs aînés, prennent le parti de laisser croire à – de leur part injuste, injurieuse, mais, dis-je, significative – une admiration! Qu'y a-t-il là? Quelque chose de très [239] naturel et de très grand. Les gens, malgré l'horreur – maintenant – qu'ils ont pour la Beauté et surtout pour la Nouveauté dans la Beauté, ont compris malgré eux, peu à peu, le prestige d'une autorité légitime. Ils ont eu, eux-mêmes et même eux! honte de leurs ineptes rires, et devant cet homme que ces rires n'arrachaient pas à la sérénité de son silence méditatif, les rires se sont tus, à leur tour subissant la divine contagion du silence. Même pour les gens, cet homme qui n'imprimait pas de livres 1 d'art personnel et que tous pourtant désignaient: "un poëte", devint la comme symbolique figure du Poëte, en effet, qui cherche à le plus possible s'approcher de l'Absolu. Et tel est bien, pour nous aussi les Poëtes, M. Mallarmé. Il est, dans l'Art, notre conscience vivante, le Maître difficile qu'on rêve de contenter. – Je disais qu'il ne faut point estimer son œuvre les poëmes publiés. Par eux il a, pour ainsi parler, prouvé qu'il pouvait comme un autre accumuler les livres qui mènent à toutes les académies et méritent le pleur ou le sourire d'un public – même d'élite 2. [240] Puis, par son silence, il a signifié que, dans cette voie d'un art illustré déjà par des prodiges, il ne s'estimait pas obligé à faire plus qu'indiquer d'importantes nouveautés de détails, puisque, dans l'état actuel des esprits, ou n'ayant lui-même peut-être pas encore conquis sa propre et définitive maîtrise, il ne pouvait réaliser l'œuvre d'art encore inouïe qu'il veut accomplir. Cette abstention ainsi motivée, et dût la vie méchante refuser de seconder l'effort, notre respect, et mieux que le respect, notre vénération seule peut lui répondre dignement. – C'est donc par ce que récèlent de futur les poëmes imprimés, par de rares écrits théoriques (en particulier, les mensuelles Notes sur le Théâtre que La Revue indépendante publia de décembre 1886 à juillet 1887), et pour des conversations où la joie est d'écouter, que M. Mallarmé est le Poëte, entre tous, que l'Avenir vivant consulte le plus. Bien des pensées 1 qui rêvaient en nous encore confuses, ont reconnu la vie dans des pensées analogues de ce Poëte, sur le sens général et la fonction religieuse de l'Art, sur les lois réelles de la Poésie et des Vers, sur le Théâtre, fête suprême et synthèse de l'Art et de tous les Arts, et sur cette mêlée essentielle des Vers et de [241] la Prose concourant au seul et même effet.

 

 

[Die Anmerkungen stehen als Fußnoten auf den in eckigen Klammern bezeichneten Seiten]

[233] 1. Charles Morice: Paul Verlaine.   zurück

[234] 1. Le même.   zurück

[236] 1. Le même.   zurück

[237] 1. M. Paul Verlaine: Les Poëtes maudits.   zurück

[237] 2. Ces quatre vers qui feront peut-être comprendre que j'admire:
    Adonaï! dans les terminaisons latines
    Des cieux moirés de vert baignant les Fronts vermeils.
    Et, tachés du sang pur des célestes poitrines,
    De grands linges neigeux tombent sur les soleils.   zurück

[239] 1. Il ne faut pas oublier que M. Mallarmé a publié Les Dieux de la Grèce et des volumes de linguistique anglaise et de traduction.   zurück

[239] 2. ... Ils pouvaient faire aussi sonner comme un tambour
                 La servile pitié des races à l'œil terne...
                                  (Le Guignon, Stéphane Mallarmé.)   zurück

[240] 1. Plusieurs de celles qu'on lira dans la Ve Partie de ce livre. Prochainement, d'ailleurs, une Étude, aussi complète que possible, expliquera ce que de l'œuvre et des idées de M. Stéphane Mallarmé on ne peut indiquer ici.   zurück

 

 

 

 

Erstdruck und Druckvorlage

Charles Morice: La littérature de tout à l'heure.
Paris: Perrin 1889, S. 232-241.

Die Textwiedergabe erfolgt nach dem ersten Druck (Editionsrichtlinien).

Übernahme der Texttranskription (18.12.2019) von:
LABEX OBVIL (Université Paris-Sorbonne)
https://obvil.sorbonne-universite.fr/corpus/critique/morice_litterature
Nachkorrigiert.

URL: https://archive.org/details/lalittraturede00mori
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1079107
PURL: https://hdl.handle.net/2027/hvd.32044012544706

 

 

 

Werkverzeichnis

Morice, Charles [gez. Karl Mohr]: Boileau Verlaine.
In: La Nouvelle Rive Gauche.
1882, Nr. 4, 1.-8. Dezember, S. 3.
URL: https://catalog.hathitrust.org/Record/000061145
URL: https://books.google.de/books?id=2EXl02r2YHMC

Morice, Charles: Paul Bourget.
In: La Revue contemporaine.
1885, 25. Mai, S. 72-90.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32856694b/date
URL: https://catalog.hathitrust.org/Record/000502948
Vgl. S. 90.

Morice, Charles: Lamartine, Baudelaire, Shelley.
In: La Revue contemporaine.
1886, Januar, S. 15-37.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32856694b/date
URL: https://catalog.hathitrust.org/Record/000502948

Morice, Charles: Demain. Questions d'esthétique.
Paris: Perrin 1888.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54257897
PURL: https://hdl.handle.net/2027/chi.24407812

Morice, Charles: Paul Verlaine.
Paris: Vanier 1888.
URL: https://archive.org/details/paulverlain00mori
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k85974v

Morice, Charles: La littérature de tout à l'heure.
Paris: Perrin 1889.
URL: https://archive.org/details/lalittraturede00mori
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1079107
PURL: https://hdl.handle.net/2027/hvd.32044012544706

Morice, Charles: Le Symbolisme.
In: Le Gaulois.
1891, 13. Februar, S. 1.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32779904b/date

Morice, Charles: Du sens religieux de la poésie.
Genève: Eggimann u. Paris: Vanier 1893.
URL: https://archive.org/details/dusensreligieux01morigoog
PURL: https://hdl.handle.net/2027/hvd.32044012544722

Morice, Charles: Stéphane Mallarmé.
In: Portraits du Prochain Siècle.
[Bd. 1]: Poètes et Prosateurs.
Paris: Girard o.J. [1894], S. I-II.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6564317m
URL: https://catalog.hathitrust.org/Record/001202312   [Reprint]

Morice, Charles: Paul Verlaine.
In: Portraits du Prochain Siècle.
[Bd. 1]: Poètes et Prosateurs.
Paris: Girard o.J. [1894], S. XXV-XXVI.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6564317m
URL: https://catalog.hathitrust.org/Record/001202312   [Reprint]

Morice, Charles: Zola et l'inconnu.
In: Le Journal. Quotidien, Littéraire, Artistique et Politique.
1894, 20. August, S. 2.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34473289x/date

Morice, Charles: Stéphane Mallarmé.
In: La Plume.
Jg. 8, 1896, Nr. 166, 15. März, S. 172-175.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb38888015g/date
URL: https://catalog.hathitrust.org/Record/011249182

Morice, Charles: Un Portrait de Paul Verlaine.
In: L'Art Moderne. Revue critique des arts et de la littérature.
Jg. 16, 1896, Nr. 49, 6. Dezember, S. 387.
URL: https://bib.ulb.be/fr/documents/digitheque/projets-et-collections-speciales/revues-litteraires-belges/publications
URL: https://catalog.hathitrust.org/Record/000527159

Morice, Charles / Gauguin, Paul: Noa Noa.
4. Aufl. Paris: La Plume o.J. [1901?].
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1042892
URL: https://archive.org/details/gri_33125008635993

Morice, Charles: Discours prononcé au banquet des Amis de Paul Verlaine.
Pour le Quinzième Anniversaire de la mort du Poète.
Paris: Vanier 1911.
URL: https://archive.org/details/discoursprononc00moriuoft

Morice, Charles: Paul Gauguin.
Paris: Floury 1919.
URL: https://archive.org/details/yorkpaulgau00moriuoft
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6566007t   [Nouvelle édition 1920]


Verlaine, Paul: Lettres inédites à Charles Morice.
Hrsg. von Georges Zayed.
2. Aufl. Paris: Nizet 1969.

Morice, Charles: La peinture en 1905.
Enquête sur les tendances actuelles des arts plastiques.
Hrsg. von Philippe Dagen.
Paris: Lettres modernes 1986.

Palacio, Jean de (Hrsg.): Trois essais sur la décadence.
Charles Morice, Arthur Symons, Hermann Bahr.
Textes traduits et présentés par Jean de Palacio.
Tusson 2020.

 

 

Literatur

Biétry, Roland: Les théories poétiques à l'époque symboliste (1883 – 1896). Bern u.a. 1989 (= Publications Universitaires Européennes; Série 13, 152).   –   Reprint Genf 2001.
Vgl. S. 212-237.

Brandmeyer, Rudolf: Poetiken der Lyrik: Von der Normpoetik zur Autorenpoetik. In: Handbuch Lyrik. Theorie, Analyse, Geschichte. Hrsg. von Dieter Lamping. 2. Aufl. Stuttgart 2016, S. 2-15.

Brix, Michel: L'idéalisme fin-de-siècle. In: Romantisme 124 (2004), S. 141-154.
DOI: https://doi.org/10.3406/roman.2004.1263

Jurt, Joseph: Synchronie littéraire et rapports de force. Le champ poétique des années 80. In: Oeuvres et Critiques 12,2 (1987), S. 19-33.

Lehnen, Ludwig: Mallarmé et ses disciples: une "coupure épistémologique"? L'exemple de Charles Morice. In: Romantisme 119 (2003), S. 85-94.
DOI: https://doi.org/10.3406/roman.2003.1182

Lehnen, Ludwig: Mallarmé et Stefan George. Politiques de la poésie à l'époque du symbolisme. Paris 2010 (= Collection "Monde germanique").
Vgl. S. 441-469.

Whidden, Seth: Leaving Parnassus. The Lyric Subject in Verlaine and Rimbaud. Amsterdam u.a. 2007 (= Faux Titre, 296).

Whidden, Seth: "La légende, plus pittoresque, gardera sûrement des fidèles". La Gloire de l'hommage (sur Morice et Verlaine). In: Rimbaud, Verlaine et zut. À la mémoire de Jean-Jacques Lefrère. Hrsg. von Steve Murphy. Paris 2019, S. 555-574.

 

 

Edition
Lyriktheorie » R. Brandmeyer