Text
Editionsbericht
Werkverzeichnis
Literatur
» » »
Texte zur Baudelaire-Rezeption
Nous avons signalé les quatre ou cinq figures qui se présentent d'elles-mêmes à la mémoire et à la plume du critique dans le re[112]censement de la poésie depuis 1848. Elles ont une originalité naturelle ou volontaire qui les distingue de la foule sans leur donner cependant de domination sur elle. Chacun de ces poëtes est admiré dans son école et par une certaine portion du public, mais aucun d'entre eux n'a encore conquis cette notoriété générale qui avec le temps devient la gloire. Cela n'a rien d'injurieux pour leur talent très-réel et qui à une autre époque eût attiré bien vite l'attention. Il est triste à dire qu'aujourd'hui on peut faire paraître deux ou trois volumes de vers pleins de mérite et rester parfaitement inconnu. Combien de jeunes gens sont dans ce cas, qui ont des idées, du sentiment, de la grâce, de la fraîcheur, du style et une remarquable science de versification. Ils doivent se demander avec une sorte d'étonnement pourquoi personne ne les lit, et en vérité il serait difficile de leur faire une réponse satisfaisante. L'esprit en proie à d'autres préoccupations et tourné vers les recherches scientifiques et historiques s'est détourné de la poésie. Les revues n'accueillent plus les vers, les journaux n'en rendent jamais compte lorsque le moindre vaudeville accapare les feuilletons les plus accrédités, et l'on ne saurait peindre l'effarement naïf d'un éditeur à qui un jeune homme propose d'imprimer un volume de vers. Deux ou trois poëtes semblent suffire à la France, et la mémoire publique est paresseuse à se charger des noms nouveaux. Pourtant, au-dessous des gloires consacrées, il est des poëtes qui ont du talent et même du génie, et dont les vers, s'ils pouvaient sortir de leur ombre, supporteraient la comparaison avec bien des morceaux célèbres perpétuellement cités. Chanter pour des sourds est une mélancolique occupation, mais les poëtes actuels s'y résignent; bien que parfaitement sûrs de n'être pas entendus, ils continuent à rimer pour eux et n'essayent même plus de faire arriver leurs vers au public. Ils s'exercent dans le silence, l'ombre et la solitude comme ces pianistes qui la nuit travaillent à se délier les doigts sur des claviers muets pour ne pas importuner leurs voisins. On ne saurait trop louer ce culte de l'art, ce désintéressement parfait [113] et cette fidélité à la poésie que la cité nouvelle semble vouloir bannir de son sein comme le faisait la république de Platon, sans toutefois la renvoyer couronnée de fleurs. Les esprits qu'on est convenu d'appeler pratiques peuvent mépriser ces rêveurs qui suivent la Muse dans les bois, cherchent tout un jour la quatrième rime d'un sonnet, le vers final d'un terzine, et rentrent contents le soir de quelques lignes dix fois raturées sur la page de leur calepin. Ils n'auront pas connu leur pur enchantement: contempler la nature, aspirer à l'idéal, en sculpter la beauté dans cette forme dure et difficile à travailler du vers, qui est comme le marbre de la pensée, n'est-ce pas là un noble et digne emploi de ce temps qu'on regarde aujourd'hui comme de la monnaie?
Puisque nous venons de prononcer ces mots "jeunes poëtes," ouvrons un livre qu'ils ont édité eux-mêmes sous ce titre: le Parnasse contemporain, et qui est comme une anthologie où chaque talent a mis sa fleur. Dans ce bouquet printanier, quelques roses d'antan ont été admises, puisque nous y figurons en compagnie d'Émile et d'Antoni Deschamps; mais ce n'est là qu'une marque de bon souvenir de jeunes débutants aux jeux du cirque pour de vieux athlètes, qui feraient peut-être bien de déposer leur ceste comme Entelle. Le ton du livre est tout à fait moderne et représente assez justement l'état actuel de la poésie. Leconte de Lisle, qui est comme le soleil central de ce système poétique et autour duquel gravitent des astres implanés assez nombreux, sans compter les comètes vagabondes un instant influencées et bientôt reprenant leur ellipse immense à travers le bleu sombre, se présente avec cinq ou six pièces qui caractérisent bien les notes diverses de son talent. Le rêve du Jaguar est un de ces tableaux de nature tropicale qu'il peint de si vigoureuses couleurs; la Verandah, sorte de sixtine dont certaines rimes reviennent comme des refrains, a le charme d'une incantation; Ekhidna respire un hellénisme archaïque et farouche; Ekhidna, cette fille monstrueuse et superbe de Kallirhoé et de Khrysaor, montre à l'entrée de sa grotte, pour attirer les [114] hommes, sa tête à la beauté fascinante, ses bras plus blancs que ceux d'Hérè, et sa gorge semblable à du marbre de Paros, tandis que dans l'ombre de la caverne traîne son ventre squammeux sur les ossements polis comme de l'ivoire des amants dévorés. Le Cœur d'Hialmar, morceau d'une sauvagerie scandinave, où le héros mourant sur le champ de bataille invite le corbeau à lui prendre dans la poitrine son cœur rouge et fumant pour le porter à la blanche fille d'Ymer, semble dicté par une Walkyrie! et la Prière pour les morts, hymne védique d'une profonde solennité religieuse, serait approuvée des richis et des mounis de l'Inde, assis sur leurs peaux de panthère entre quatre réchauds.
Quelques pages plus loin se trouvent des sonnets de Louis Ménard, non moins amoureux du génie grec que Leconte de Lisle. Ménard, à la fois savant, peintre et poëte, est un des esprits modernes qui ont le mieux compris l'hellénisme et pénétré le sens de cette civilisation douce et charmante où l'homme s'épanouissait dans toute sa beauté, parmi des dieux presque pareils à lui. Entre ces sonnets, il en est un précisément intitulé Nirvana: l'auteur y exprime ses aspirations à l'éternel repos et au néant divin comme tous ceux qui ne sont pas nés de leur temps, que lassent les combats d'une vie sans intérêt pour eux et que poursuit le souvenir nostalgique d'une patrie idéale perdue. Louis Ménard était évidemment fait pour les entretiens du cap Sunium et des jardins d'Académus. C'est un Grec né deux mille ans trop tard, et quand nous le vîmes pour la première fois, il nous fit songer à ce dernier prètre d'Apollon que Julien rencontra dans un petit dème de l'Attique, allant, faute de mieux, sacrifier une oie sur l'autel demi-écroulé de son dieu tombé en désuétude.
L'Exil des dieux de Banville peuple une vieille forêt druidique des dieux chassés de l'Olympe, et montre sous son aspect sérieux un thème poétique que Henri Heine, avec son scepticisme attendri et sa sensibilité moqueuse, avait traité plus légèrement. Jupiter, qui est redevenu Zeus, selon la terminologie de Leconte de Lisle [115] n'est plus marchand de peaux de lapin dans une petite île de la mer du Nord, et ne s'entretient pas avec les matelots venus de Syra en vieux grec homérique, comme le prétend le railleur allemand. Il conduit tristement sous les chênes, qui ne rendent plus d'oracles, comme ceux de Dodone, la troupe dépossédée des Olympiens exhalant leurs douleurs en vers superbes, les plus beaux que Théodore de Banville ait jamais écrits.
Après avoir imité, en l'outrant dans sa manière, l'Alfred de Musset de Mardoche, des Marrons du feu, de la Ballade à la lune, non pas en écolier, mais en maître déjà habile, M. Catulle Mendès s'est lassé bien vite de ces allures tapageuses et de cette gaminerie poétique. Il s'est calmé et a mis comme on dit de l'eau dans son vin; mais cette eau est de l'eau du Gange. Quelques gouttes du fleuve sacré ont suffi pour éteindre dans la coupe du poëte le pétillement gazeux du vin de Champagne. Pandit élevé à l'école du brahmine Leconte de Lisle, il explique maintenant les mystères du lotus, fait dialoguer Yami et Yama, célèbre l'enfant Krichna et chante Kamadéva en vers d'une rare perfection de forme, malgré la difficulté d'enchasser dans le rhythme ces vastes noms indiens qui ressemblent aux joyaux énormes dont sont ornés les caparaçons d'éléphants. Les Mystères du lotus ne brillent pas par la clarté, mais souvent l'obscurité des choses jette de l'ombre sur les mots, et l'on ne saurait que louer la manière savante dont se déroulent les tercets de cette pièce dans leur mouvement régulier, comme les vagues de la mer d'Amrita, où flotte Purucha sur un lit dont le dais est formé par les mille têtes du serpent Çécha, rêveur et regardant sortir de son nombril le lotus mystique. Cette étrange mythologie indienne avec ses dieux aux bras multiples, ses avatars, ses légendes cosmogoniques et ses mystères inextricables touffus comme des jungles, nous semble, malgré tout le talent qu'on y dépense, d'une acclimatation difficile dans notre poésie un peu étroite pour ces immenses déployements de formes et de couleurs.
Dans le même recueil sont groupés MM. François Coppée, l'au[116]teur du Reliquaire, charmant volume qui promet et qui tient; Paul Verlaine, Léon Dierx, Auguste Villiers de l'Isle-Adam, José Maria de Heredia, que son nom espagnol n'empêche par de tourner de très-beaux sonnets en notre langue; Stéphane Mallarmé, dont l'extravagance un peu voulue est traversée par de brillants éclairs; Albert Merat, qui a là un sonnet, les Violettes, d'un parfum doux comme son titre; Louis-Xavier de Ricard, Henry Winter, Robert Luzarche, toute une bande de jeunes poëtes de la dernière heure, qui rêvent, cherchent, essayent, travaillent de toute leur âme et de toute leur force, et ont au moins ce mérite de ne pas désespérer d'un art que semble abandonner le public. Il serait bien difficile de caractériser, à moins de nombreuses citations, la manière et le type de chacun de ces jeunes écrivains, dont l'originalité n'est pas encore bien dégagée des premières incertitudes. Quelques-uns imitent la sérénité impassible de Leconte de Lisle, d'autres l'ampleur harmonique de Banville, ceux-ci l'apre concentration de Baudelaire, ceux-là la grandeur farouche de la dernière manière d'Hugo, chacun, bien entendu, avec son accent propre, qui se mêle à la note empruntée. Alfred de Musset, qui donnait son allure à bien des talents, il y a quelques années, ne semble plus influencer beaucoup la génération présente. Les jeunes poëtes le trouvent trop incorrect, trop lâché, trop pauvre de rimes, et pourquoi ne pas le dire, trop sensible, trop ému, trop humain en un mot. Le calme est à la mode aujourd'hui. Quelques nouvelles Fleurs du mal, de Baudelaire, s'épanouissent bizarrement au milieu de ce bouquet comme des roses noires, et se distinguent au premier flair à leur parfum vertigineux. Le Jet d'eau, la Malabaraise, Bien loin d'ici, les Yeux de Berthe, montrent que le poëte de l'horreur, qui a "doté le ciel de l'art d'on ne sait quel rayon macabre et créé un frisson nouveau", est aussi, quand il veut, le poëte de la grâce, non pas, il est vrai, de la grâce molle et vague, mais de la grâce étrange, mystérieuse et fascinatrice qui peut séduire des esprits raffinés.
Erstdruck und Druckvorlage
Sylvestre de Sacy, Paul Féval, Théophile Gautier et Éd. Thierry:
Rapport sur le progrès des lettres.
(Recueil de rapports sur les progrès des lettres et des sciences an France, [8]).
Paris: Imprimerie impériale 1868, S. 67-141.
Die Textwiedergabe erfolgt nach dem ersten Druck
(Editionsrichtlinien).
Unser Auszug: S. 111-116.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6377990j
URL: https://books.google.de/books?id=syATAAAAMAAJ
Werkverzeichnis
Verzeichnis
Spoelberch de Lovenjoul, Charles de: Histoire des oeuvres de Théophile Gautier.
Bd. 1. Paris: Charpentier 1887.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k88395 [Reprint]
URL: https://archive.org/details/histoiredesoeuv01lovegoog
Bd. 2. Paris: Charpentier 1887.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k8840n [Reprint]
URL: https://archive.org/details/histoiredesoeuv00lovegoog
Gautier, Théophile: Albertus, ou L'âme et le péché, légende théologique.
Paris: Paulin 1833.
S. I-IV: Préface.
Gautier, Théophile: François Villon.
In: La France littéraire.
Bd. 11, 1834, Januar, S. 39-75.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32777921f/date
URL: https://catalog.hathitrust.org/Record/000545208
Aufgenommen in
Théophile Gautier: Les Grotesques.
2 tomes en 1 vol. Paris: Desessart 1844.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6262518c
PURL: https://hdl.handle.net/2027/wu.89040943938
Gautier, Théophile: Mademoiselle de Maupin.
Bd. 1. Paris: Renduel 1835.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1065296z
Gautier, Théophile: Mademoiselle de Maupin.
Bd. 2. Paris: Renduel 1836.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1065298s
Gautier, Théophile: Du Beau dans l'art [Rezension zu:]
Réflexions et menus Propos d'un Peintre genevois,
ouvrage posthume de M. Töpffer.
In: Revue des Deux Mondes.
1847, 1. September, S. 887-908.
URL: https://archive.org/details/p3revuedesdeuxmo1847pariuoft
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32858360p/date
Übersetzung
Théophile Gautier: Über das Schöne in der Kunst.
Hrsg. von Wolfgang Drost und Ulrike Riechers.
Mit einer Studie über Théophile Gautiers aesthetica in nuce, von W. Drost.
Siegen: Universitäts-Verlag 2011.
Gautier, Théophile: Émaux et camées.
Paris: Didier 1852.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8626656d
URL: http://catalog.hathitrust.org/Record/007568278
URL: https://books.google.de/books?id=Q8DwAAAAMAAJ
Gautier, Théophile: Émaux et camées.
Paris: Didier 1853.
URL: http://catalog.hathitrust.org/Record/100141102
Gautier, Théophile: L'art moderne.
Paris: M. Lévy frères 1856.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k109148c
PURL: https://hdl.handle.net/2027/nyp.33433081904793
Gautier, Théophile: Introduction.
In: L'Artiste.
1856, 14. Dezember, S. 3-5.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb343612621/date
Gautier, Théophile: Salon de 1857 [I].
In: L'Artiste.
1857, 14. Juni, S. 189-192.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb343612621/date
Gautier, Théophile:
A. M. Théodore de Banville.
Réponse à son odelette.
In: L'Artiste.
1857, 13. September, S. 29.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb343612621/date
U.d.T. "L'Art" aufgenommen in
Théophile Gautier: Émaux et Camées.
Seconde édition augmentée.
Paris: Poulet-Malassis et de Broise 1858, S. 211-216.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58312601
URL: http://catalog.hathitrust.org/Record/012456788
Gautier, Théophile: Émaux et camées.
Seconde édition augmentée.
Paris: Poulet-Malassis et de Broise 1858.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58312601
URL: http://catalog.hathitrust.org/Record/012456788
Gautier, Théophile: La Néo-Critique (à propos de M. Ingres).
In: L'Artiste.
1858, 14. Februar, S. 101-102.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb343612621/date
Gautier, Théophile: Charles Baudelaire.
In: Les poëtes français.
Recueil des chefs-d'œuvre de la poésie française
depuis les origines jusqu'à nos jours.
Avec une notice littéraire sur chaque poète.
Publié sous la direction de M. Eugène Crépet.
Tome quatrième. Quatrième période: Les contemporains.
Paris 1863, S. 550-556.
URL: https://catalog.hathitrust.org/Record/001014586
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k117449c
URL: https://books.google.fr/books?id=ngE6AAAAcAAJ
Gautier, Théophile:
Rapport sur les progrès de la poésie.
In: Sylvestre de Sacy, Paul Féval, Théophile Gautier et Éd. Thierry:
Rapport sur le progrès des lettres.
(Recueil de rapports sur les progrès des lettres et des sciences an France, [8]).
Paris: Imprimerie impériale 1868, S. 67-141.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6377990j
URL: https://books.google.de/books?id=syATAAAAMAAJ
Gautier, Théophile: Charles Baudelaire.
In: L'univers illustré.
1868:
Nr. 686, 7. März, S. 147 u. 150
Nr. 687, 14. März, S. 166
Nr. 688, 21. März, S. 180 u. 182
Nr. 689, 28. März, S. 198
Nr. 690, 4. April, S. 211-212
Nr. 691, 11. April, S. 220-222
Nr. 692, 18. April, S. 238-239.
[PDF]
Aufgenommen in
Charles Baudelaire:
Œuvres complètes de Charles Baudelaire.
Bd. I: Les fleurs du mal.
Précédées d'une notice par Théophile Gautier.
Paris: Michel Lévy Frères 1868, S. 1-75.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k71501c
Gautier, Théophile: Histoire du romantisme,
suivie de Notices romantiques
et d'une Étude sur la poésie française, 1830-1868.
Paris: Charpentier 1874.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k206100b
URL: https://catalog.hathitrust.org/Record/001790409 [2e édition 1874]
Gautier, Théophile: Portraits contemporains.
Littérateurs, peintres, sculpteurs, artistes dramatiques.
Paris: Charpentier 1874.
URL: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k35411j [2e édition 1874]
URL: https://catalog.hathitrust.org/Record/001207485 [3e édition 1874
Baudelaire über Gautier, Gautier über Baudelaire. Eine Dichterfreundschaft.
Übersetzung: Heinrich Mattutat.
Kassel: Hamecher 1983.
Senninger, Claude-Marie (Hrsg.): Baudelaire par Théophile Gautier.
Paris: Klincksieck 1986
(= Bibliothèque du XIXe siècle, 12).
Gautier, Théophile: Baudelaire.
Hrsg. von Jean-Luc Steinmetz.
Pantin: le Castor astral 1991 (= Les inattendus, 12).
Gautier, Théophile: Critique d'art.
Extraits des Salons, 1833-1872.
Hrsg. von Marie-Hélène Girard.
Paris: Séguier 1994 (= Collection "Écrits sur l'art").
Gautier, Théophile: Oeuvres poétiques complètes.
Hrsg. von Michel Brix.
Paris: Bartillat 2004.
Gautier, Théophile: Histoire du romantisme,
suivi de Quarante portraits romantiques.
Hrsg. von Adrien Goetz.
Paris: Gallimard 2011 (= Folio Classique, 5269).
Gautier, Théophile: L'art moderne.
Hrsg. von Corinne Bayle u. Olivier Schefer.
Lyon: Fage 2011.
Berthier, Patrick (Hrsg.): Gautier journaliste.
Articles et chroniques.
Paris: Flammarion 2011 (= GF, 1279).
Gautier, Théophile: Mademoiselle de Maupin. Roman.
Aus dem Französischen übers. von Caroline Vollmann.
Nachwort von Dolf Oehler.
Zürich: Manesse-Verlag 2011.
Gautier, Théophile: Emaillen und Kameen = Émaux et camées.
Zweisprachig; übers. Michael Schöne.
Wien: Acéphale 2025.
Literatur
Anselmini, Julie: L'écrivain-critique au XIXe siècle.
Dumas, Gautier, Barbey d'Aurevilly.
Liège 2022.
Brandmeyer, Rudolf: Poetiken der Lyrik: Von der Normpoetik zur Autorenpoetik.
In: Handbuch Lyrik. Theorie, Analyse, Geschichte.
Hrsg. von Dieter Lamping.
2. Aufl. Stuttgart 2016, S. 2-15.
Cervoni, Aurélia: Théophile Gautier devant la critique, 1830-1872.
Paris 2016.
Durand, Pascal: Poésie pure et société au XIXe siècle.
Paris 2022.
Hagen, Kirsten von / Leister, Corinna (Hrsg): Théophile Gautier.
Ein Akteur zwischen den Zeiten, Zeichen und Medien.
Berlin 2022.
Hempfer, Klaus W.: Konstituenten Parnassischer Lyrik.
In: Romanische Lyrik. Dichtung und Poetik. Walter Pabst zu Ehren.
Hrsg. von Titus Heydenreich u.a.
Tübingen 1993, S. 69-91.
Hufnagel, Henning: Wissen und Diskurshoheit.
Zum Wissenschaftsbezug in Lyrik, Poetologie und Kritik des Parnasse 1840-1900.
Berlin u. Boston 2017.
Hufnagel, Henning: Fortschritt der Poesie? Parnasse statt Romantik!
Textstruktur und literaturpolitische Strategie in Théophile Gautiers
Rapport sur les progrès de la poésie (1868.)
In: Théophile Gautier als Wegbereiter der Moderne.
Hrsg. von Kirsten von Hagen u. Stephanie Neu.
Bonn 2017, S. 161-188.
Lavaud, Martine u.a. (Hrsg.): Théophile Gautier et la religion de l'art.
Paris 2018.
Mortelette, Yann: Histoire du Parnasse.
Paris 2005.
Mortelette, Yann (Hrsg.): Le parnasse.
Paris 2006 (= Collection "Mémoire de la critique").
Simonis, Linda: Die Heteronomie des l'art pour l'art.
John Keats und Théophile Gautier.
In: Heteronomieästhetik der Moderne.
Hrsg. von von Irene Albers u.a.
Berlin 2022, S. 103-124.
Edition
Lyriktheorie » R. Brandmeyer