Charles de Rémusat

 

 

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Editionsbericht
Literatur: Rémusat
Literatur: Le Globe

 

De la Poésie anglaise et de la Poésie allemande.

 

Depuis que la littérature française prétend à redevenir originale, on s'occupe beaucoup en France des littératures étrangères, et c'est là qu'on cherche des modèles, comme si, pour atteindre à l'originalité, il suffisait de remplacer une imitation par une autre. Que la critique veuille tout connaître, qu'elle ne se renferme point dans les limites toujours étroites du goût national, elle a raison: ainsi les préjugés se dissipent, l'esprit s'étend, l'admiration cesse d'être partiale, et l'on n'apprend à bien choisir qu'après avoir beaucoup comparé. Nous nous sommes condamnés si long-temps à l'étude exclusive de nos chefs-d'œuvre, nous avons si long-temps interdit au talent toute marche libre et spontanée, que pour innover nous avons encore besoin d'être encouragés par l'exemple. Il nous faut des modèles pour apprendre à nous en passer, et la hardiesse ne nous viendra qu'à la faveur des autorités. Le goût français a pendant plus d'un siècle passé pour l'unique bon goût: le meilleur moyen de nous désabuser est de faire connaissance avec des beautés qui en violent les règles, et d'acquérir la preuve que le talent peut, sous d'autres formes que celles qui nous sont familières, produire d'aussi grands et d'aussi légitimes effets. Il y a plus: on peut dans une littérature étrangère, sinon prendre des modèles, au moins puiser des inspirations. Suivant un mot cité cent fois, le talent peut, à l'aspect d'un tableau, s'écrier aussi qu'il est peintre; mais le talent ne le copiera pas. Lorsque l'on conseille aux jeunes poëtes de lire quelque chose de plus que Corneille et Racine, on ne veut que les engager, en leur montrant qu'il y a diverses manières de réussir, à tenter d'en créer de nouvelles. L'exemple des écrivains originaux doit porter leurs successeurs à faire, non ce qu'ils ont fait, mais comme ils ont fait. C'est rendre un médiocre service à notre théâtre que de traduire [327] Jane Shore ou d'emprunter un drame à Walter Scott! C'est simplement changer de maîtres; c'est donner d'autres chaînes, de plus légères peut-être, à la Melpomène française: ce n'est pas la rendre libre.

Toute littérature, si elle n'est entièrement plagiaire, a des caractères qui lui sont propres, et qui tiennent à l'esprit de la nation qui l'a vue naître. Elle conserve nécessairement l'empreinte des opinions, des mœurs, des événements même qui ont environné son berceau. Il y a peu de place en ce monde pour le hasard, il y en a moins encore pour le caprice: les peuples n'ont guère plus choisi leur poésie que leur histoire. Il serait donc aussi insensé de prétendre leur dérober leur manière de concevoir et d'écrire que d'essayer d'être eux-mêmes: tous les efforts en ce genre risqueraient d'aboutir à un travestissement plutôt qu'à une transformation. Dans la littérature aussi bien que dans les institutions, il y a quelque chose qui est de tous les temps et de tous les lieux dans l'une, c'est le beau; dans les autres, c'est le juste. Mais le beau revêt diverses formes, et le juste emploie divers moyens. Entre les moyens de la justice, la réflexion peut servir à rechercher les meilleurs; mais les formes du beau, c'est l'inspiration qui les trouve

Ainsi, avant de nous jeter aveuglément dans les voies ouvertes par le génie allemand ou anglais, il est sage d'en connaître les vrais caractères et de le comparer au nôtre. C'est la poésie surtout qui mérite d'être ainsi étudiée, car c'est en poésie que l'imitation est le plus tentante et le plus funeste. Dans les ouvrages d'esprit qui sont plus du ressort de la raison que de l'imagination, tout ce qui est bon peut être suivi, emprunté, reproduit, parceque la raison est partout la même. Mais dans la poésie, là où l'imagination domine, il n'en est pas ainsi. L'imagination est bien plus individuelle que la raison; elle est ce qu'il y a de plus libre et de plus varié. L'imagination copiée n'est plus elle-même, et les arts n'admettent l'imitation qu'à la condition qu'elle ne paraisse pas.

L'Angleterre a produit son grand poëte épique, son grand poëte dramatique, et le dernier siècle ne lui a pas épargné les poëtes raisonneurs. Mais le temps des uns et des autres est passé. Par une révolution dont il serait difficile de démêler la cause, sa poésie a changé de caractère et d'objet; et, chose étrange, sous l'empire de la civilisation la plus avancée, sa poésie est retournée vers la nature. Au premier abord, le fait se présente comme une inconcevable disparate. Quel pays en effet doit plus à l'art que l'Angleterre? L'aspect même de la contrée montre partout la main de l'homme. Une culture savante y a changé la face de la terre: point de sommet inaccessible, point de forêt impénétrable; aucune rivière n'est un torrent; les montagnes même ont cessé d'être sauvages. L'industrie humaine s'est tout approprié; le feu, l'eau, le sol, tout est soumis, tout est dompté. Il n'est pas jusqu'aux animaux qui semblent mettre volontairement leur force au service de l'homme. Le cheval même, ce cheval anglais si vigoureux et si rapide, ne hennit pas d'impatience, ne bondit point d'ardeur, et son impétuosité est docile. L'Anglais est en un sens le vrai roi de la terre; c'est pour lui que tout tourne autour de lui. Lui-même il est soumis à d'invariables habitudes; il craint le changement; il a la religion de l'ordre établi. Rien ne devrait donc être plus prosaïque qu'un pays ainsi travaillé, et cependant toute l'Europe retentit des chants de ses poëtes. Au milieu des miracles de l'industrie, des profusions de la richesse, des raffinements du luxe, en face des machines à vapeur, des ponts de suspension et des chemins de fer, l'imagination n'a rien perdu de son empire: au contraire, depuis trente ans elle en a repris davantage; elle s'est portée, comme par un irrésistible penchant, vers la description des objets naturels et des sentiments simples. Elle en a épanché tout le charme dans une poésie dont la fraîcheur semble d'un autre âge. C'est qu'en effet, si l'on regarde l'Angleterre avec plus d'attention, on lui trouvera encore un autre aspect que celui qui vient d'être décrit, et l'on s'étonnera moins de la découvrir poétique en la voyant pittoresque. Cette agriculture si merveilleuse est loin d'avoir donné tout à l'utile: on croirait souvent qu'elle a plutôt songé à embellir qu'à fertiliser la terre. Ces champs, si bien exploités, sont verts et riants; ces fleuves paisibles coulent à pleins bords dans les prairies; grâce aux beaux arbres et aux haies vives, la plaine même est agréable à voir. Ces châteaux, où l'opulence étale toutes ses pompes, sont entourés de gazons où paissent de nombreux troupeaux; et l'art qui traça ces parcs immenses semble n'avoir eu d'autre objet que d'encadrer un beau paysage. Le luxe n'est plus de creuser des lacs, de fabriquer des collines, ou de planter des bosquets, mais d'enclore des rivières, des bois et des montagnes. Partout vous retrouvez le sentiment des beautés de la nature; dans les différentes classes de la société, ni la richesse ni l'indigence ne l'ont détruit. On remarque en d'autres contrées que ce sentiment est inconnu aux paysans ce sont les villes qu'ils admirent, et pour eux les champs ne sont qu'utiles. En Angleterre tout le monde aime la campagne, même ceux qui la cultivent. Le plus modeste cottage en donne la preuve: le goût, qui préside rarement à l'architecture des villes anglaises, s'est, je crois, réservé les maisons des champs. Le petit jardin qui y conduit, le verger qui les entoure, jusqu'à ces buissons de jasmin ou de rosier qui en couronnent la porte ou en tapissent la muraille, tout paraît destiné au plaisir des yeux. Au milieu des trésors d'une admirable végétation, de gothiques ruines, les tours d'un vieux manoir, les arches d'une abbaye, le lierre qui couvre les murs de la paroisse, l'arbre mourant et dépouillé qui n'a d'autre prix que son âge, sont respectés de tous, soit comme les monuments du passé, soit comme les ornements du paysage. La population entière s'intéresse à tout ce qui pare son séjour; et cette nation, la reine du commerce et de l'industrie, semble reconnaître avec amour qu'elle doit à la terre sa richesse, sa gloire et sa grandeur.

Un sentiment analogue respire dans la poésie des Anglais. Les vers de leurs bons poëtes semblent avoir été composés en plein air; les objets extérieurs y sout fidèlement dépeints, l'impression qu'ils produisent fidèlement rendue. Les sentiments simples, ceux de la vie de famille, si bien protégée par la vie champêtre, y conservent toute leur force et toute leur pureté. Les récits sont le plus souvent touchants et familiers; ou quand ils roulent sur de grandes aventures, elles sont contées comme elles pourraient l'être dans une veillée d'hiver, devant le foyer d'un ancien château ou d'une humble chaumière. En général, le talent descriptif ne manque à aucun poëte anglais, même aux moins renommés. Il brille d'un grand éclat dans Burns, dans Crabbe, dans Walter Scott; Lord Byron, qui en a tant d'autres, n'en a peut-être aucun à un plus haut degré que celui-là; et jusque dans les peintures éblouissantes de Thomas Moore, on le retrouve encore: seulement Moore semble avoir vu la nature à travers un prisme, toute diaprée de couleurs brillantes mais mensongères.

L'Allemagne a donné naissance à un tout autre génie: elle n'est point le pays du positif; les objets extérieurs n'y jouent presque aucun rôle dans la poésie comme dans la vie réelle. Jusqu'à ces derniers temps, les Allemands ont été presque étrangers à l'action. Condamnés à l'inertie politique, leur existence privée elle-même manquait de mouvement. Leur attention, incessamment fixée sur eux-mêmes, a donné parmi eux une énergie prédominante à la vie intérieure. La pensée est tout pour eux, le moyen et le but, l'action et l'objet. Aussi leur poésie est-elle aussi contemplative que leur esprit: on sent que c'est celle d'un peuple métaphysicien. Pour parler le langage germanique, permis peut-être en cette occasion, c'est une poésie qui n'a rien d'objectif; elle est toute psychologi[328]que en d'autres termes, c'est la poésie de l'âme. Si les comparaisons étaient encore de mode, tandis que la muse anglaise nous semblerait une nymphe champêtre qui prête l'oreille au murmure de l'onde ou s'entretient avec l'écho, la muse allemande nous apparaîtrait comme un ange aux ailes de flamme, qui, franchissant l'espace, remonte éternellement vers la source mystérieuse de l'invisible pensée

Dégoûtée de sensations grossières et changeantes, l'imagination des Allemands s'est comme réfugiée dans la conscience, et de là elle plane sur les développements de la pensée pure ou du sentiment intime. Elle n'emprunte au monde extérieur que des images et des couleurs pour figurer et peindre des idées. Tantôt elle saisit et elle met en relief les modifications les plus légères, les nuances les plus délicates du tableau intérieur; tantôt elle affaiblit, elle énerve à force d'analyse les mouvements les plus marqués, les sentiments les plus saillants de la nature morale. La sensibilité des Allemands est fine et vague; leur vue est perçante et douteuse; ils portent la lumière dans les ténèbres, et se perdent dans les nuages.

Les Allemands sont les plus sincères des hommes, mais non les plus naturels. Ce développement excessif de la pensée, dans une vie oisive et souvent solitaire, porte nécessairement quelque trouble dans l'harmonie de leur nature: aucun excès ne demeure impuni. Aussi la poésie allemande pèche-t-elle souvent par la subtilité et l'exagération ses caractères éminents sont l'élévation et la profondeur. Elle frappe par la hardiesse, elle captive par la nouveauté; elle s'empare puissamment de nous-mêmes par cet entraînement d'une méditation que rien n'arrête et qui s'arrête paisiblement dans l'infini.

La poésie anglaise et la poésie allemande sont toutes deux mélancoliques: aussi plaisent-elles de préférence aux esprits sérieux, aux cœurs affligés. Car l'âme se console de ce qu'elle souffre par ce qu'elle rêve, et les tristesses de l'imagination mêlent seules quelques douceurs aux chagrins véritables. A l'âge où tout est encore confiante illusion, vaste espérance, lorsque l'avenir sourit encore, et que cependant une disposition naturellement sérieuse ou le souvenir d'un grand malheur jettent une ombre de tristesse sur la jeunesse même; lorsque l'âme, blessée, mais non abattue par la douleur, n'a rien perdu de ses facultés ni de sa force, et qu'impatiente des langueurs de la vie commune, elle lui demande quelque chose de plus que le bonheur et l'activité vulgaires; alors la poésie allemande doit plaire, car elle arrache l'esprit aux réalités qui l'importunent, et semble entr'ouvrir les cieux à son regard ravi. L'effort même qu'elle exige de l'intelligence et de l'attention séduit comme un digne emploi de la force; elle répond à ce besoin d'inconnu qui vit au fond du cœur; enfin la rêverie est douce à qui ne trouve dans son âme que la pureté et l'espérance. Mais si, plus avancé dans la vie, vous avez souffert des coups redoublés du sort; si vous avez laissé tomber votre cœur dans ce découragement amer qui suit les déchirantes douleurs; si l'expérience de vos forces vous en a révélé les limites; si l'illusion, la confiance, l'avenir même, vous ont quitté; alors, pressé de vous fuir vous-même, vous chercherez à vous oublier, à vous perdre pour ainsi dire en vous unissant au monde extérieur. La nature seule conservera pour vous un reste d'attrait, et vous aimerez la poésie anglaise, parcequ'elle vous ramène à la nature. Elle satisfera tout ensemble, et ce besoin de réalité que donnent l'âge et l'expérience, et ce besoin de fiction qu'inspire la douleur positive, et qui survit à la perte de l'espérance et de la jeunesse.

Rien n'est absolument exclusif, et l'homme est tout entier dans le poëte: ainsi il serait également téméraire de prétendre que les Allemands n'ont jamais su décrire les objets extérieurs, ni les Anglais pénétrer dans les mystères de la pensée. Goethe, Bürger, ont mis de la vérité, du naturel, de la naïveté même, dans leurs récits; et, sans être disciple de Kant, sans avoir étudié dans Heydelberg ou Goettingue, Lord Byron a su plus d'une fois lever le voile du sanctuaire de l'âme humaine. Il était peintre et penseur; mais il était quelque chose de plus encore, et son caractère individuel distingue à jamais son génie du génie des Allemands. Quelle que soit en effet l'audace d'esprit des écrivains de cette nation, on s'aperçoit toujours en les lisant que la vie n'a été ni active ni difficile pour eux. On sent qu'ils ont passé leur temps à méditer, et que leur imagination, malgré ses hardiesses, a rarement troublé le cours régulier de leur existence. Klopstock a vécu simplement; Goethe n'a été aux prises ni avec les événements ni avec les passions, et l'auteur de Werther, ce satirique ennemi de l'ordre social, ne s'est soustrait à aucun des devoirs ni des plaisirs d'un homme du monde et d'un ministre même. Schiller, le plus sérieux, le plus sensible, le plus généreux de tous, eut une destinée bien moins orageuse que son âme. Lord Byron, Allemand si l'on veut par la hardiesse de son imagination, fut Anglais par le besoin qu'il éprouva de rendre sa vie égale en singularité à sa nature. Il ne put respirer dans la société où le sort l'avait placé; il voulut des sensations et des actions hors de l'ordre commun: obstacle, péril, scrupule, rien ne l'arrêta. On peut reconnaître là quelque chose du caractère de ses concitoyens, leur goût pour la réalité, leur esprit d'entreprise, leur mépris des difficultés, leur ténacité persévérante. Il me semble que ce caractère a influé sur le talent de Lord Byron. Rien dans ses ouvrages ne rappelle un homme de lettres qui vit au milieu des livres et s'enferme dans son cabinet d'étude. On reconnaît dans le poëte l'homme qui s'embarque sur le Léman un jour de tempête, qui passe à la nage le détroit de l'Hellespont, qui mourra quelque jour à Missolonghi.

Terminons, il en est temps. Quelque définition qu'on donne de la poésie, quelque origine qu'on lui attribue, toujours est-il certain qu'elle relève principalement de l'imagination. L'imagination est la muse de l'homme; riante ou terrible, elle enchante tout ce qu'elle touche. Je ne sais ce qu'elle ajoute à nos impressions, à nos sentiments, à nos pensées; mais c'est par elle que tout en nous, sensations, affections, idées, peut devenir poétique. Ce sont des réalités diverses sur lesquelles l'imagination étend sa puissance, et l'on pourrait dire que les trois poésies qui nous sont le plus connues se les sont partagées. Ainsi la poésie anglaise serait éminemment celle des impressions qui appartiennent aux objets extérieurs, et la poésie allemande celle de la pensée, on si l'on veut de la rêverie. Quant à la poésie française, il semble qu'elle est celle de la passion: aussi est-elle la plus dramatique.

Maintenant que notre poésie s'efforce de changer de nature, maintenant qu'elle essaye d'ajouter de nouvelles cordes à sa lyre, demandera-t-on quel avenir l'attend, et quel sera le fruit de cette tentative à peu près sans exemple? A cette question le ciel nous préserve de hasarder une réponse: elle excède, selon nous les droits et les forces de la critique; c'est le secret du génie; le génie est toujours imprévu. Le grand poëte que le temps nous réserve (si le temps nous réserve un grand poëte) ne sera ni le poëte anglais, ni le poëte allemand. Il comprendra sans doute, il sentira plutôt que la poésie des passions dramatiques, telles que nous les avons conçues et limitées, ne suffit plus à des esprits aussi exigeants que ceux de ce siècle. Il créera lui-même son propre instrument; il chantera aux acclamations de la foule étonnée de si bien comprendre ce qu'elle entendra pour la première fois, et de reconnaître ses propres pensées dans une inspiration si nouvelle. Mais il devra peu de chose aux prévisions de la critique, et, semblable au sage de l'antiquité, il trouvera en lui-même sa propre loi. La critique est comme le lierre, qui tombe et se traîne faute d'appui; et le talent, tel que l'arbre robuste, la relève, la soutient, et l'emporte avec lui vers les cieux.

 

 

 

 

Erstdruck und Druckvorlage

Le Globe.
Bd. 5, 1827, Nr. 62, 25. August, S. 326-328.

Gezeichnet: C. R.

Die Textwiedergabe erfolgt nach dem ersten Druck (Editionsrichtlinien).


Le Globe   online
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Aufgenommen in

 

 

Literatur: Rémusat

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