Charles Nodier

 

 

Text
Editionsbericht
Literatur: Nodier
Literatur: Byron-Rezeption

 

Notice préliminaire.

 

[I] L'APPARITION de lord Byron dans la littérature européenne, est un de ces évènements dont l'influence se fait ressentir à tous les peuples et à toutes les générations; non que lord Byron soit, comme l'ont avancé quelques critiques irréfléchis, le créateur d'un nouveau genre de poésie; il n'appartient pas à l'homme de rien créer, et moins encore la langue poétique, c'est-à-dire, celle du goût et du génie, que la langue usuelle des besoins. Témoin du renouvellement d'une civilisation, lord Byron a été l'interprète le plus puissamment inspiré de tous les sentiments, de toutes les passions, tranchons le mot, de toutes les frénésies qui s'éveillent dans l'intervalle orageux [II] où se confondent les essais d'une société naissante, et les convulsions d'une société qui tombe. Je le répète: il n'a pas plus inventé cette poésie que cet état de choses. Il l'a révélée.

On se récrie cependant sur cette multitude d'imitations plus ou moins heureuses que le succès presque universel des poëmes de lord Byron a produites, soit dans notre littérature, soit dans la plupart des littératures contemporaines; on s'étonne, dis-je, de l'envahissement immense et simultané du genre romantique, à défaut de reconnaître que cette tendance des esprits résulte bien moins de l'influence accidentelle d'un homme de génie que de l'état et des besoins réels de notre société. Essayons de montrer comment cette révolution s'est faite, et d'établir que son action inévitable n'a pu se manifester par d'autres résultats.

Depuis les siècles de renouvellement qui ont succédé aux âges appelés barbares, toutes les sciences et toutes les idées éclectiques de [III] l'homme ont tendu à se matérialiser; et, par un effet de réciprocité infaillible dont la cause est dans notre nature, qui aspire toujours à exister quelque part hors d'elle-même, les choses purement matérielles de la vie, ont éprouvé le même penchant progressif à la spiritualité. Ainsi, d'une part, les idées abstraites de l'étendue et du temps ont été soumises à des formules exactes et à des figures inaltérables; les incompréhensibles merveilles de la création se sont trouvées prisonnières dans l'enceinte étroite et abstraite des méthodes; les combinaisons inextricables des substances élémentaires ont subi la loi capricieuse des nomenclatures; la morale arrangée en aphorismes, a pris place parmi les sciences d'observation, peut-être même parmi les sciences de calcul; la politique, subordonnée à des règles de statique et d'équilibre, est devenue un mécanisme particulier où le jeu de quelques ressorts et le balancement de quelques contrepoids est substitué aux principes de l'ordre et aux opérations de l'intelligence; la [IV] religion elle-même, convertie par la réforme en une simple institution réglementaire, s'est confondue peu à peu avec les polices communes de la société, et n'en diffère presque plus dans une grande partie de l'Europe que par quelques cérémonies sans pompe et sans mystères. On dirait enfin qu'une ame a été retirée de la civilisation, et qu'un génie funeste est venu tout à coup lui enseigner le néant. D'un autre côté cependant, ce qu'il y a de plus positif, de plus matériellement perceptible à nos connaissances, et par conséquent de plus passager dans la vie de l'homme, se raffinait avec une puissance incroyable. Ce sentiment d'une destination divine qui caractérise notre noble essence, violemment chassé de la région des idées intellectuelles et morales, se réfugiait dans l'être physique, et lui rendait, comme en se jouant, cette ame que la philosophie croyait avoir bannie de la nature. L'amour, si nul chez les anciens, où un spiritualisme ingénieux animait toute la création, et où la pensée, divisée entre tant d'objets, [V] manquait de cette intensité de loisirs et de réflexion qu'exigent les affections profondes, prit chez les modernes un caractère éminemment passionné qui fut susceptible de revêtir toutes les nuances de l'expression poétique, depuis le naïf jusqu'au terrible, et d'embrasser tous les extrêmes de l'imagination, depuis les émotions les plus célestes jusqu'aux aberrations les plus infernales. La mélancolie, espèce de maladie mentale dont le nom même indique l'origine toute physique, n'avait présenté à l'antiquité classique que l'idée d'une triste infirmité; elle devint une muse. Le présent sans espérances et sans avenir n'entretint le poète que des regrets du passé, et du souvenir des splendeurs éteintes et des joies évanouies. Les ruines, rares chez des peuples nouveaux, jaloux de la conservation de leurs monuments, et pour qui la dégradation des temples, fût-elle même l'ouvrage du temps, était une profanation; muettes chez des peuples dissipés et voluptueux qui n'appréciaient que les jouissances réelles; ces [VI] ruines qui racontent l'histoire des âges écoulés, et qui menacent la pensée de la décadence infaillible de toutes les grandeurs et de toutes les prospérités, inspirèrent le génie rêveur de la nouvelle école. Elle s'informa curieusement des misères de l'homme dont notre stérile matérialisme et notre scepticisme dédaigneux avaient abdiqué les hautes destinées. Elle s'inspira de ses passions; elle s'asservit à ses faiblesses; elle peignit de préférence les angoisses de la douleur et les scènes de la mort, parce que c'est dans ces crises solennelles que les puissances physiques de l'être luttant avec sa destruction, semblent suppléer, à force d'expansion et d'énergie, au privilége divin que l'incrédulité lui refuse. Trahie par une philosophie avide et cruelle, la poésie sentait de plus en plus la nécessité d'oser. Les sophistes avaient tout matérialisé jusqu'à la pensée. Elle divinisa tout jusqu'à la matière; elle inventa en quelque sorte le genre descriptif en lui donnant une extension tout-à-fait inconnue des anciens, qui n'y voyaient [VII] qu'un ornement, et qui ne paraissaient pas s'être avisés, du moins dans les rares exemples qui nous en restent, de coordonner l'impression des faits naturels à des idées morales d'un ordre sérieux. Dans l'hypothèse incroyable où notre société se trouvait placée, je dois le redire encore, c'étaient les seuls objets matériels qui pouvaient rappeler les idées morales; et la poésie, entraînée par le mouvement de cet ordre vicieux, en accepta les obligations pour en obtenir les conséquences. La nature morte prit une existence, une physionomie, des passions; les ténèbres se peuplèrent; le tombeau s'anima, le néant fécondé répondit à l'appel du génie, et l'on put dire, en imitant l'expression de Bossuet, que tout avait pris une ame, depuis que l'homme avait répudié la sienne.

L'époque littéraire dont je parle sera sans doute unique dans la durée éternelle des temps, et par conséquent elle devait porter un sceau qui la distinguât éternellement de toutes les autres. Qu'on n'oublie pas que tout ce qu'il [VIII] y a de vraiment inspirateur dans les croyances de l'homme, et même dans ses fictions, avait. alors disparu. La nouvelle école poétique trouva la mythologie des anciens, cette riche moisson d'images et d'allégories, tellement défleurie par la fade profusion des mêmes formes et des mêmes figures, tellement fanée par les récoltes fastidieuses d'une imitation monotone, que le lever du soleil, si touchant et si sublime pour un homme bien organisé, ne se présentait plus à la pensée sans quelque mélange de ridicule, avec les doigts de roses de l'aurore. Le christianisme, long-temps exilé par de respectables scrupules des domaines de l'imagination, et qui aurait offert au poète des couleurs neuves et brillantes, était proscrit de ses temples et de ses autels; toutes les inspirations élevées de l'esprit et du cœur, s'étaient retirées avec lui; et dans la poésie comme dans la société retentissait ce cri épouvantable que les navires de Tibère avaient entendu gronder sur l'Océan au milieu d'une tempête: Les dieux sont morts.

[IX] Une grande difficulté dut se présenter alors aux talents audacieux que la sècheresse d'une éducation prosaïque n'avait pas découragés, et qui osaient essayer encore d'entretenir le feu des muses. La poésie ne peut se concevoir sans merveilleux, et celui qu'inventa le génie, dépossédé à la fois des riants mensonges de l'antiquité et des vérités solennelles de la religion, participa nécessairement du caractère frénétique de l'âge d'exception au milieu duquel il avait été conçu; il fut tout ce qu'il pouvait être, et ce que sont toujours les prétendues inventions de l'esprit de l'homme, c'est-à-dire l'expression et le symptôme de la grande maladie sociale qui l'avait produit; et l'avenir y trouvera un monument triste, quoique imposant, de nos infortunes et de nos erreurs. Ce merveilleux inconnu de tous les siècles littéraires fut emprunté aux idées vagues et à peine indiquées, que les classiques paraissent s'être formées de l'état qui précède et qui suit l'existence animée de l'être matériel. On le chercha dans ce mélange confus d'éléments [X] sans formes sans rapports, sans nécessité, sans objet, que l'imagination est obligée de se représenter, quand elle veut supposer l'absence de la création vivante; on le chercha dans les images ténébreuses de l'Érèbe et de la Nuit, dans ces émanations informes et muettes des tombeaux auxquelles la terreur attribue une figure analogue à celle des morts dont elles apportent sur la terre les sinistres messages; dans cette abstraction indéfinissable et terrible dont parle Tertullien: Je ne sais quoi qui succède au cadavre, et qui n'a de nom dans aucune langue. Le monde mystérieux n'eut plus d'autres habitants que les Larves altérés de sang du onzième livre de l'Odyssée; mais cette fable extraordinaire n'était qu'une anomalie effrayante dans l'enfer homérique; elle fut pour la nouvelle poésie une mythologie tout entière. Il existe même un poëme allemand qui contient la révélation de cette poétique barbare. Aux premiers rayons de la lune frappant à travers les vitraux d'une église solitaire, bien loin de l'enceinte des [XI] villes, tout ce qui reste de plus subtil de la dépouille des morts s'élève entre les ais du cercueil, soulève le sable mouvant de la fosse, agrandit, pour s'ouvrir un passage, la fente des pierres sépulcrales, et puis s'assied sur les tombeaux avec un aspect semblable à celui des vivants. Ces images imparfaites de la créature qui n'est plus, viennent demander au Fils de l'Homme l'immortalité qu'il leur a promise, et le Fils de l'Homme paraît pour leur annoncer le néant, dont cet inconcevable ouvrage est l'Épopée. Il ne s'agit pas ici d'examiner ce qu'une pareille fiction a de profane et de monstrueux, puisque nous sommes renfermés dans les bornes étroites d'une discussion littéraire; mais nous ne contesterons pas à cette composition le mérite d'exprimer avec une horrible puissance les idées prédominantes du siècle. Voilà la poésie qu'il nous a faite.

Un autre caractère qui lui est propre, et qui reconnaît une origine commune avec ceux que nous avons remarqués jusqu'ici, c'est-à-[XII]dire, l'incroyable déviation de la raison humaine, c'est ce vague de passions dont l'admirable épisode de René est le type classique, mais qui, tout-à-fait isolé des idées religieuses, ne présente qu'un des symptômes les plus redoutables de la grande révolution qui s'accomplit dans la société. L'exercice de la pensée corrompue par un fol orgueil, est devenu un tourment pour les intelligences les plus actives et les plus élevées. A mesure que les liens de l'institution ancienne, relâchés et dissous par la force d'anéantissement à laquelle le monde social est soumis, ont laissé à l'homme solitaire et comme abandonné la faculté de réagir sur lui-même, et que cette faculté, convertie en besoin, a fait place à un individualisme de plus en plus effrayant, ce vague s'est accru de toutes les ténèbres du doute appliqué à toutes les perceptions de l'être rationnel et sensible. L'ame plongée comme à plaisir dans un chaos d'incertitudes, a trouvé une sorte de volupté à s'emparer du néant par anticipation, et la moralité de la vie a disparu [XIII] tout entière devant je ne sais quelle philosophie expérimentale qui n'est appuyée sur aucune croyance. Une envie passionnée de pénétrer dans la réalité des choses, et d'arriver partout à l'inconnu, a entraîné l'imagination au-delà de toutes les bornes. Les digues salutaires que la religion, les lois, la nature elle même avaient opposées aux irruptions de cette curiosité funeste, n'ont fait qu'irriter son activité infernale. On connaît la sublime allégorie des Égyptiens, qui avaient placé l'inviolable sanctuaire d'Isis derrière un grand nombre de voiles qui se levaient pour les initiés suivant les progrès qu'ils avaient faits dans les mystères, jusqu'à un voile inaccessible au vulgaire, qui ne se levait que devant les prêtres, et après lequel Isis encore voilée, restait cachée à leurs propres yeux. C'est ce voile que le génie insensé des modernes déchire par lambeaux, dans l'horrible espérance qu'il ne cache qu'un cadavre. Telle est l'idée sur laquelle sont fondées ces fictions romantiques qui appartiennent à un ordre de pas[XIV]sions délirantes, ignorées des anciens, mais trop réelles et trop exaltées pour n'être pas poétiques. Le sentiment que nous inspire la poésie, résulte de l'intérêt sympathique que nous prenons à des émotions et à des douleurs, avec lesquelles notre pensée est plus ou moins familière. Ainsi, les héros classiques devaient être exposés à des dangers réels, attaqués par des ennemis visibles, ou poursuivis par des êtres moraux dont la croyance publique admettait l'existence et le pouvoir. Les héros des fables modernes n'ont guère de lutte à soutenir que contre leurs propres penchants, leurs erreurs, leurs préjugés, leurs passions, parce que notre sècheresse et notre égoïsme n'ont pas laissé d'autres agents de sympathie à la disposition du poète. C'est là l'idée première des principaux poëmes de lord Byron. Il n'en est aucun qui ne puisse servir à l'histoire philosophique de la pensée.

Ces considérations difficiles à exprimer clairement, sous la forme à laquelle j'ai été obligé de les réduire, pouvaient se développer, selon [XV] moi, avec beaucoup d'intérêt, et fournir aux aperçus les plus instructifs, dans leur application à l'examen raisonné des poëmes de lord Byron; et j'avais accepté le soin de ce travail, non sans quelque défiance de mes forces, mais non sans quelques motifs d'en attendre d'heureux résultats. Il suppose, à la vérité, des études préparatoires assez étrangères au genre de mes études particulières et à la nature de mes occupations actuelles, mais je me reposais avec une sécurité souvent justifiée par l'expérience, sur la sollicitude amicale de M. Amédée P., mon collaborateur et mon guide accoutumé dans ces recherches de philologie exotique presque nouvelles pour moi, et qu'une longue habitude du génie des écrivains dont il a si heureusement exprimé les beautés, lui rendent, au contraire, extrêmement familières. Elles exigeaient d'ailleurs une connaissance locale de certains faits, une appréciation comparée de certaines opinions qui ne pouvaient être recueillies ou estimées à leur valeur que par la conscience intime d'un juge [XVI] immédiat, et il visitait l'Angleterre. Ces études sont devenues, sous sa plume, un livre que le public appréciera, et que je ne me suis pas cru le droit de modifier dans les endroits mêmes où un sentiment exagéré de bienveillance a certainement trompé l'auteur sur quelques ouvrages de la même école. Le traducteur de lord Byron connaissait mieux que personne les mystères du talent de ce grand poète, et c'était à lui seul qu'il appartenait de les expliquer.

 

 

 

 

Erstdruck und Druckvorlage

Oeuvres de Lord Byron.
Quatrième édition, entièrement revue et corrigée Par A. P....t;
précédée d'une notice sur lord Byron, Par M. Charles Nodier.
Tome premier. Paris: Ladvocat 1823, S. I-XVI

Die Textwiedergabe erfolgt nach dem ersten Druck (Editionsrichtlinien).

URL: https://hdl.handle.net/2027/hvd.hwnzgt

 

 

 

Literatur: Nodier

Bercegol, Fabienne u.a. (Hrsg.): Une "période sans nom". Les années 1780-1820 et la fabrique de l'histoire littéraire. Paris 2016.

Brandmeyer, Rudolf: Poetiken der Lyrik: Von der Normpoetik zur Autorenpoetik. In: Handbuch Lyrik. Theorie, Analyse, Geschichte. Hrsg. von Dieter Lamping. 2. Aufl. Stuttgart 2016, S. 2-15.

Diaz, José-Luis: Sainte-Beuve historien du premier romantisme (1832-1849). In: Une période sans nom. Les années 1780-1820 et la fabrique de l'histoire littéraire. Hrsg. von Fabienne Bercegol u.a. Paris 2016, S. 243-271.

Duff, David: Romanticism and the Uses of Genre. Oxford 2009.

Hovasse, Jean-Marc: Charles Nodier et La Muse française (juillet 1823–juin 1824). In: Cahiers d'études nodiéristes 14 (2025), S. 47-62.

Jittani-Nishimura, Misaki: Nodier, lecteur de Byron. Romantisme et spiritualisme. In: Cahiers d'études nodiéristes 12 (2023), S. 97-109.

Le Bail, Marine: Charles Nodier ou la quête romantique de la voix des origines. In: Littératures (Toulouse) 92 (2025), S. 91-104.

Roland, Hubert: Le concept d'une macro-époque romantique à l'épreuve de l'histoire littéraire franco-allemande. In: Colloquium Helveticum 52 (2023), S. 19-37.

Tellier, Virginie / Zaragoza, Georges (Hrsg.): Charles Nodier comparatiste. Dossier. In: Cahiers d'études nodiéristes 12 (2023).

Vincent, Patrick (Hrsg.): The Cambridge History of European Romantic Literature. Cambridge 2023.

 

 

Literatur: Byron-Rezeption

Blaicher, Günther (Hrsg.): Die Rezeption Byrons in der deutschen Kritik (1820 - 1914). Eine Dokumentation. Mit einer Byronbibliographie von Brigitte Glaser. Würzburg 2001.

Bödeker, Birgit / Rohde-Gaur, Sybille: Zur Rezeption britischer Literatur in Deutschland (1800-1870). Grundlagen und zwei Beispiele. In: Weltliteratur in deutschen Versanthologien des 19. Jahrhunderts. Hrsg. von Helga Eßmann u.a. Berlin 1996, S. 51-76.

Böhm, Alexandra: Heine und Byron. Poetik eingreifender Kunst am Beginn der Moderne. Berlin u.a. 2013 (= Hermaea; N.F., 126).

Bucknell, Clare / Ward, Matthew (Hrsg.): Byron Among the English Poets. Literary Tradition and Poetic Legacy. Cambridge 2021.

Cardwell, Richard A. (Hrsg.): The Reception of Byron in Europe. 2 Bde. London u.a. 2005/14.

Cochran, Peter: Byron's European Reception. In: The Cambridge Companion to Byron. Hrsg. von Drummond Bone. Cambridge u.a. 2004, S. 249-264.

Cochran, Peter: Byron's Influence on European Romanticism. In: A Companion to European Romanticism. Hrsg. von Michael Ferber. Malden, MA u.a. 2005, S. 67-85.

Cochran, Peter: Byron and Italy. Newcastle upon Tyne 2012.

Cochran, Peter: Byron's European Impact. Newcastle upon Tyne 2015.

Feignier, Olivier: "Couvrez les ténébreux de flamboiements soudains!». Byron, un modèle et un idéal pour les poètes romantiques français de 1830? In: Bulletin de la Société Théophile Gautier 35 (2013), S. 90-109.

Felluga, Dino F.: The Perversity of Poetry. Romantic Ideology and the Popular. Albany, NY 2005.

Haekel, Ralf: Lord Byron und Deutschland. In: Britisch-deutscher Literaturtransfer 1756-1832. Hrsg. von Lore Knapp u.a. Berlin 2016, S. 201-216.

Hoffmeister, Gerhart: Byron und der europäische Byronismus. Darmstadt 1983.

Kaiser, Gerhard R.: Komparatistik aus dem Geist apokalyptischer Theologie. Überlegungen im Anschluß an Friedrich Schlegels Gegenüberstellung von Lamartine und Byron. In: Germanistik und Komparatistik. DFG-Symposion 1993. Hrsg. von Hendrik Birus. Stuttgart u.a. 1995 (= Germanistische Symposien; Berichtsbände, 16), S. 267-289.

Ou, Li: Romantic, Rebel, and Reactionary: The Metamorphosis of Byron in Twentieth-Century China. In: British Romanticism in Asia. The Reception, Translation, and Transformation of Romantic Literature in India and East Asia. Hrsg. von Alex Watson u. Laurence Williams. Singapore 2019, S. 191-217.

Pointner, Frank Erik: Der Titan von der Insel der Pygmäen: Lord Byron als deutsche Ikone. In: Kulturelle Leitfiguren - Figurationen und Refigurationen. Hrsg. von Bernd Engler u.a. Berlin 2007, S. 149-164.

Risch, Anastasia: "... wir schaffen aus Ruinen". Der Byronismus als Paradigma der ästhetischen Moderne bei Heine, Lenau, Platen und Grabbe. Würzburg 2013 (= Philologie der Kultur, 7).

Rosa, Georges M.: L'initiation de Stendhal au Culte De Byron. In: Stendhal "Romantique"? Hrsg. von Marie-Rose Corredor. Grenoble 2016.
URL: https://doi.org/10.4000/books.ugaeditions.4935

Rovee, Christopher: New Critical Nostalgia. Romantic Lyric and the Crisis of Academic Life. New York 2024.

Wolfson, Susan J.: Entertaining Byron in America. In: The Byron Journal 45.1 (2017), S. 3-21.

 

 

Edition
Lyriktheorie » R. Brandmeyer